Il arrive régulièrement qu’un jeune ait déjà été accompagné par une mission locale, puis doive s’adresser à une autre. Cela peut sembler complexe au premier abord, mais il y a de nombreuses raisons légitimes pour changer de structure d’accompagnement :
Aujourd’hui, près de 1 jeune sur 6 pris en charge par une mission locale en Île-de-France a déjà eu au moins un parcours antérieur dans une autre structure (source : INJEP – Institut National de la Jeunesse et de l’Education Populaire).
On pourrait craindre que repasser par une mission locale se transforme en parcours du combattant. Or, depuis 2017, une circulaire nationale impose la transmission des dossiers entre structures, sous réserve de l’accord du jeune pour garantir la confidentialité du parcours (Ministère du Travail).
Le code du travail assure à tout jeune entre 16 et 25 ans (et jusqu’à 29 ans si en situation de handicap) le droit d’accéder aux services d’une mission locale sur son territoire de résidence (Legifrance).
Avoir déjà bénéficié de l’accompagnement d’une mission locale n’empêche en rien d’accéder à la plupart des dispositifs d’aide ou à un nouveau suivi personnalisé. Cependant, des cas particuliers existent.
Changer de mission locale ouvre toujours droit à :
A noter : votre historique de parcours reste accessible, mais il n’est jamais un frein. En 2022, plus de 23 % des jeunes inscrits dans les missions locales du Val-d’Oise avaient déjà connu un premier accompagnement dans un autre département (Source : Conseil Départemental du Val-d’Oise).
Le Val-d’Oise est un territoire très mobile. En 2023, près de 3400 jeunes ont changé de mission locale dans les 12 mois, soit pour un déménagement, soit suite à un changement de projet. Parmi eux, 67 % ont retrouvé une solution d’insertion dans les six mois, preuve qu’un parcours “multi-structures” reste tout à fait viable (source : Synthèse annuelle Réseau des Missions Locales IDF 2023).
Certaines missions locales du département organisent des groupes d’accueil spécifiques pour les jeunes ayant déjà eu un suivi ailleurs. Ces rencontres permettent :
Exemple : Un jeune ayant expérimenté le CEJ à Argenteuil, puis s’installant sur Pontoise pour un contrat d’apprentissage, peut reprendre un accompagnement personnalisé sans délai, en retrouvant dès la première rencontre un suivi adapté à ses nouveaux besoins.
À noter : la loi RGPD s’applique aussi dans les missions locales ; rien ne sera transmis sans votre accord explicite. Vous restez maître de votre parcours.
Quitter une mission locale pour une autre n’est ni un échec, ni une remise à zéro. C’est l’occasion d’avancer avec un nouveau regard, de prendre appui sur l’existant et d’ouvrir d’autres perspectives. Le plus important reste votre projet et vos besoins actuels. Les missions locales du Val-d’Oise travaillent main dans la main pour permettre à chaque jeune, quel que soit son parcours, de trouver la réponse la plus adaptée.
Un passage par plusieurs structures fait partie de la réalité des parcours jeunesse d’aujourd’hui. Multiplier les ressources, solliciter des accompagnements différents, c’est se donner toutes les chances de réussir. N’hésitez pas à évoquer clairement votre histoire et vos attentes : chaque mission locale s’adapte à votre singularité, pour transformer chaque étape en tremplin.
© missionlocaleseinoise.fr.